Artistes en résidence saison 18/19

Les missions

Les artistes invités au cours du CLEA interviendront dans le cadre de rencontres nommées « gestes artistiques ». Chaque geste artistique est construit conjointement par l’artiste résident et une équipe de professionnels en charge ou/et responsable d’enfants ou de jeunes. Il peut s’agir de l’équipe pédagogique d’un établissement scolaire, de l’équipe d’un centre de loisirs ou d’une association de jeunesse, d’une structure culturelle…La liste est loin d’être close.

Très inspiré par le contexte d’exercice professionnel de l’équipe rencontrée, fortement imprégné aussi de la démarche propre à l’artiste et destiné à en favoriser la familiarisation ou la proximité, le geste artistique peut, selon les cas, être participatif ou pas, spectaculaire ou modeste, jouant de l’effet de surprise ou, au contraire, très annoncé. Bref… il peut revêtir mille et une formes. En tous cas, un geste artistique, de par l’extrême diversité des équipes et contextes professionnels rencontrés, de par la diversité aussi de leurs parti-‐pris, ne ressemble jamais à un autre. Par contre il est toujours conçu de manière à faire percevoir, par le plus grand nombre d’enfants et de jeunes, la singularité et la force de la démarche artistique qui le sous-tend.

En cet objectif, chaque geste artistique, grand ou petit, se déploie, dans différents espaces tels que l’établissement scolaire, le centre de loisirs, la structure culturelle ou éducative, le club sportif, etc. Il peut aussi se déployer dans l’espace public ou dans tout autre lieu paraissant approprié à l’artiste-résident ainsi qu’à l’équipe professionnelle avec laquelle il aura été imaginé et conçu.

Période des résidences 2018-2019

Du 24 septembre au 5 octobre 2018 : Phase découverte/immersion pour les artistes ;

Du lundi 19 novembre au dimanche 9 décembre 2018 : Élaboration des collaborations artistiques ;

Du lundi 14 janvier au mardi 7 mai 2019 (avec une interruption du 9 au 24 février  inclus et du 15 au 22 avril inclus) : déploiement de ces collaborations.

Les artistes invités

 

 

Grégory Valentin

Architecte de formation, Grégory Valentin travaille depuis dix ans comme designer graphique sur la métropole lilloise. Il créé à cette occasion une structure appelée «especedespace » (en référence directe à l’œuvre de Georges Perec : « espèces d’espaces » ).

Il développe depuis quelques années un projet artistique appelé «especedelivre», processus de création étant l ‘adaptation des œuvres écrites (livres, paroles de chanson) en œuvres graphiques. « Le travail sur la police d’écriture (choix de typo, graisse, taille, couleurs, etc.) et sur le support (choix du papier, format, collage) sont les deux variables sur lesquelles je m‘appuie pour apporter une vibration graphique à ces œuvres littéraires. »

Pour cette résidence il désire co-construire des gestes artistiques à partir d’un travail sur des textes sous toutes leurs formes, du livre à l’affiche (et plus). Mais aussi, utiliser d’autres outils en cohérence avec les envies croisées, comme la photographie, le travail de l’espace, la scénographie, la maquette, etc… Pour cela il s‘appuiera sur l’existant c ‘est à dire là ou chacun se situe dans ses représentations , son rapport à l’écrit au livre , l’espace et au signe le plus strict.

 

Quelque pistes pour la résidence mission

– De la petite échelle (feuille) à la très grande échelle (ville);

– Rendre la noblesse au livre, le papier, les mots, les phrases, les textes ;

– Donner l’envie de lire un mot/une phrase/un livre ;

– Récupérer des vieux livres comme matière première ;

– L’écrit dans les espaces.

http://www.especedespace.com

A partir du CP

 

Hartmut Reichel

En tant que danseur, chorégraphe, et comédien, le mouvement et le travail du corps font partie intégrante de sa vie.

Formé à l’école du New York City Ballet, Hartmut Reichel a poursuivi une carrière de danseur professionnel dans plusieurs compagnies en Angleterre, Irlande, Belgique et en France où il intègre en 1990 le Ballet du Nord. Ce parcours international de danseur allié à une formation universitaire initiale en ethnologie a contribué à l’ouvrir à la diversité culturelle, à se confronter a des univers d’expression différents : théâtre, cinéma, arts numériques, arts plastiques…

Amateur de sports individuels et collectifs depuis son enfance, cette pratique lui a permis d’enrichir sa compréhension du mouvement ainsi que la relation à l’environnement et à l’autre.

Chorégraphe de la Compagnie Empreintes depuis 2005 il crée des spectacles pluridisciplinaires où la danse vient se confronter et révèle d’autres univers qu’ils soient artistiques ou non.

Dernièrement Hartmut Reichel a dansé dans le territoire de Valenciennes Métropole avec « Au fil et au rythme de l’Eau » spectacle dédié au monde du travail et plus particulièrement celui des mariniers et des éclusiers qui œuvrent tout au long de l’Escaut

Quelques pistes pour la résidence-mission

– « Je me souviens » : interroger les souvenirs en lien avec le sport ;

– Exploration du geste sportif ;

– Du collectif dans la danse et le sport. Ecriture de formes chorégraphiques éphémères ;

– De la figuration à l’abstraction : exploration graphique et dansée du mouvement du sportif ;

– Gestes performatifs dansés autour de la danse escalade, en suspension et verticale.

 

http://cieempreintes.free.fr

La Compagnie dans l’arbre

La compagnie dans l’arbre est une compagnie de théâtre. Elle construit un théâtre actuel, au croisement de l’intime et de l’universel. mêlant l’écriture contemporaine à un théâtre visuel.

Son rapport à l’objet quotidien est également au centre de son cheminement artistique. Par la manipulation et le détournement, son souhait est de montrer un théâtre en train de se faire, une histoire qui se construit à vue, dans lequel chaque spectateur pourra se projeter et rêver, tout en étant dans le présent de la représentation.

Le jeu trouble entre réalité et fiction est au centre de sa recherche artistique et nourrit ses créations.

« Le théâtre d’objet est avant tout un théâtre des sensations. Un théâtre dans lequel le spectateur est actif. Quand on regarde un objet, il réveille en nous des souvenirs, des moments vécus, et dont le corps a la mémoire. Généralement, ce sont des souvenirs plus ou moins universels, partagés par chacun. Notre travail, c’est de manipuler ces objets, des les interroger, de les mettre en valeur, de les laisser parler ou de les charger d’émotion pour souligner au maximum ces souvenirs communs. Pour faire se dégager de l’objet un fil de l’histoire. L’objet n’est plus un accessoire, mais un partenaire de jeu. L’acteur principal. Il rend concret ce qui ne peut l’être.»

 

Quelques pistes pour la résidence-mission
-Détourner les objets du quotidien et voir quelles histoires ils nous inspirent
-Aiguiser son regard, son esprit observateur et créatif pour changer ce que raconte une image, un extrait vidéo, un son, et jouer avec leurs contextes
-Observer et décrypter les caractéristiques d’un lieu afin de le transformer, le détourner. Décaler notre regard sur ce qui nous entoure et y vivre quelque chose d’inattendu
-Jouer avec le langage et les différents degrés de lecture : sens propre, sens figuré, métaphore …

http://www.lacompagniedanslarbre.fr/

Samuel Hackwill

« Samuel Hackwill est diplômé en design numérique. À mi-chemin entre les arts vivants, le graphisme et le web design, il est doté d’une forte volonté pédagogique avec pour objectif principal de démystifier la sphère du numérique. Il étaye un répertoire d’expériences et de matériaux propres à expliquer, illustrer et faire sentir des aspects de notre vie numérique.

Il aime prendre des concepts parfois abstraits et les rendre sensibles à l’aide d’images plus proches de notre quotidien. Montrer comment ça marche, simplement ! Il s’intéresse au bien vivre numérique et à sa dimension sociale.

Inutile d’être un spécialiste de l’informatique et du numérique pour le rencontrer et imaginer un projet. Il nous invite à créer : « Je crois qu’on ne se lève pas un matin en se disant ‘‘je suis un artiste’’ ni ‘‘je suis informaticien’’, mais qu’au contraire cette idée ne peut naître que si on est invité continuellement par d’autres personnes à les rejoindre dans le travail créatif. »

 

Quelques pistes pour la résidence-mission

– Questionner la pratique des réseaux sociaux

– La culture vidéo ludique

– Démystifier la sphère numérique

– Apport d’une approche décalée

– S’interroger, expérimenter une approche sensible et philosophique de l’informatique.

 

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